jeudi 22 octobre 2026

Insurrection ou réaction, qu'est-ce qui nous vient ?

 

La situation actuelle évoque mai 68 : une poignée d’étudiants lancent un mouvement qui ira très au-delà de leur revendication initiale, un pouvoir qui n'a rien anticipé et qui se retrouve débordé, une violence extrême dans les affrontements avec la police, des syndicats et des partis de gauche qui tentent maladroitement de récupérer un mouvement qui leur échappe, des élections face à la "chienlit " qui confortent la droite. La peur l'a emporté sur la révolte. Comparaison n'est pas raison : l'Histoire ne se répète jamais à l'identique. Qu’en sera-t-il en avril 2027 ?

Différence notable avec mai 68 : les incohérences du mouvement actuel.

Les lycéens et étudiants demandent des professeurs devant des classes, des amphis en état décent, non surchargés, un système clair et juste d'inscription dans les études supérieures. Bref ils demandent un cadre juste et lisible, une autorité légitime basée sur les savoirs, une égalité des chances. Au contraire, les casseurs-pilleurs refusent en bloc les institutions républicaines, ils expriment un refus massif de notre société de consommation… tout en se livrant au pillage de produits de marque revendus immédiatement sur internet.

Point commun avec mai 68 : le débordement des forces politiques.

D’abord un gouvernement qui n’a rien anticipé, n’a pas compris qu’il fallait agir tout de suite, annuler les suppressions de postes prévues, entamer immédiatement une concertation avec les organisations syndicales, lycéennes et étudiantes pour améliorer Parcours Sup. Il a donné l’impression de brutaliser les lycéen-nes sans réussir à empêcher les casseurs -pilleurs.

LFI n’a pas vu venir le piège des violences urbaines qui allaient renforcer son image de brutalisation, au moment-même où elle entamait une phase d’élargissement de sa base électorale. Elle aurait dû peser de son influence pour orienter le mouvement vers les formes d’action non-violentes qui excluent les casseurs – sit-in, marches de longue distance hors des centres urbains, occupations de ronds-points.

Comme en 68, la droite et notamment l’extrême droite peut tranquillement se présenter comme la seule option crédible pour un retour à l’ordre. Comme dirait Marine : Moi, la France, je l’apaise !

Il y avait un boulevard ouvert à Marine, là c’est plutôt une autoroute à quatre voies !

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