La colère, la peur, le ressentiment, la défiance, la haine, ... Quel régime
sortira de l'affrontement des trois blocs d'émotions qui saturent notre
situation politique ?
Dis-moi qui tu rejettes, je te dirai qui tu es.
À droite, la colère contre l'insécurité,
l'immigration, l'islam, le wokisme, l’Europe, la dissolution de l’identité française,
LFI,…
À gauche, la colère contre le racisme, l'injustice,
les ultrariches, Israël, l’Europe, la police, le RN,…
La colère des deux contre E. Macron et la classe
politique au pouvoir.
Au centre la peur des extrêmes et d’une généralisation
de la révolte.
Ces passions tristes réduisent la puissance des
citoyen-nes à une force purement réactive, une contre force centrée, concentrée
sur ce qu'elle rejette.
Mais derrière cette mêlée d’émotions, trois idéologies
structurées s'affrontent.
Le néolibéralisme violent, le nationalisme xénophobe,
et...le « mélenchonisme », mélange improbable de trotskisme sectaire
et de mitterandisme machiavélique. Trois visions du monde radicalement opposées,
mais aussi trois germes de régimes autoritaires. C'est le rapport de force
entre les trois rejets qui déterminera le résultat des élections en 2027.
Orphelin d'une gauche de rupture, je dois
malheureusement me rendre à l'évidence, le rejet de J.L. Mélenchon, celui qui
prétend incarner ce courant, l'emporte largement sur le rejet de l’extrême droite
raciste et xénophobe… et il n’a rien fait pour qu’il en soit autrement.
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